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- Maladies respiratoires asthme et allergies respiratoires

Réponses rapides dans le cadre du COVID-19 - Prise en charge ambulatoire des patients atteints de maladies respiratoires chroniques sévères

Asthme et coronavirus: quels sont les risques?

Les asthmatiques, en général, quel que soit le niveau de sévérité de l’asthme, sont-ils considérés comme personnes à risques de développer des complications graves en cas de contamination par le Covid-19?

Le patient asthmatique est par nature un patient fragile du fait de l’existence d’une inflammation bronchique chronique. Bien évidemment la grande hétérogénéité de la maladie fait que tous les asthmatiques ne présentent pas le même risque face à ce virus. Un asthmatique léger bien controlé sans traitement de fond par corticoïdes inhalés présente bien sur un risque très différent d’un patient asthmatique sévère mal controlé malgré de fortes doses de corticoïdes inhalés voire des corticoïdes oraux quotidiens.

Les personnes souffrant d’asthme sévère font partie des personnes à risque.

Les asthmatiques dont l’asthme n’est pas contrôlé sont-ils des personnes à risque?

La réponse est clairement oui. Il est donc nécessaire si vous avez le moindre doute ou question, concernant votre asthme, de reprendre contact avec votre médecin généraliste et/ou avec votre pneumologue et de discuter également avec votre employeur pour trouver la solution professionnelle la plus adaptée 

L’essentiel 

 ➔ Réponse rapide n°1 :

Les patients atteints de maladies respiratoires chroniques sévères sont à risque de développer une forme sévère de COVID-19.

Réponse rapide n°2 : Pour diminuer le risque de contamination, les patients ayant une maladie respiratoire chronique sévère et leurs aidants doivent utiliser les mesures barrière avec une attention toute particulière, et le confinement doit être drastique.

Réponse rapide n°3 : Il faut maintenir les consultations de suivi, privilégier la téléconsultation pour : ‒ rechercher l’existence d’exacerbations, la fatigue, la fièvre (prise de température 2 fois par jour) ‒ vérifier l’observance du traitement (incluant comment le médicament est pris et la posologie), la technique d’inhalation et particulièrement l’adhésion au traitement par corticothérapie inhalée (asthme, certaines BPCO) ou par corticothérapie orale au long cours (asthme sévère, certaines pneumonies infiltrantes diffuses) ; ‒ s’assurer du maintien du support respiratoire éventuel qu'il s'agisse d'une ventilation non invasive (VNI) au long cours ou d'une oxygénothérapie longue durée ; ‒ s’assurer du maintien du soutien à domicile éventuel, sanitaire (kinésithérapie, soins d’une IDE), social (auxiliaire de vie) et familial (aidants);

Réponse rapide n°4 : Il faut rappeler au patient la conduite à tenir en cas d’exacerbation de la maladie (en se référant au plan d’action personnalisé : savoir quand appeler son médecin généraliste, ajuster son traitement, augmenter le recours au masseur-kinésithérapeute) ;

Réponse rapide n°5 : Il faut s’assurer du contrôle des facteurs de risque et des comorbidités : ‒ le maintien du sevrage tabagique ;

 

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Position du groupe de travail Asthme et Allergies groupe commun SPLF/SFA sur la prise en charge des asthmatiques pendant l’épidémie de COVID-19

Les asthmatiques et notamment les asthmatiques sévères sont une population à risque d’infections respiratoires virales sévères qui peuvent par ailleurs induire des exacerbations de l’asthme.

La majoritédes exacerbations d’asthme sont en effet liées à des infections virales hors situation d’absence de traitement anti-inflammatoire.

Le rôle potentiel de l’inflammation T2 dans la diminution des capacités de défense anti-virale de l’épithélium bronchique est évoqué pour expliquer cette susceptibilité.

Le traitement parcorticoïdesinhalés, voire les biothérapies, permettentde réduire les exacerbations virales, en réduisantl’inflammationT2 et peut-être en inhibant la réplication virale.

Il en est de même de l’utilisation de l’azithromycine dans l’asthme sévère.

Dans l’épidémie actuelle de COVID-19, les asthmatiques ne semblent pas surreprésentés, d’après les données préliminaires dont on dispose. Néanmoins, il n’existe pas de donnée spécifique concernant les exacerbations d’asthme et a fortiori les exacerbations graves, en relation directe avec cetteinfection.

D’un point de vue théorique, iln’est pas exclu que l’infection par COVID-19 puisse être responsable d’une exacerbation d’asthme.


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•• Prise en charge ambulatoire des patient·e·s atteints de maladies respiratoires chroniques sévères >>>


 



04/06/2020
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